Sentiments primaires http://soporaeternus.journalintime.com/ Je possède un autre journal. Désormais privé. Voici un nouveau journal. Différent du premier. Il sera bien moins personnel. Le résultat d'un simple sentiment, d'une pensée, d'une action... Tout ceci dans une ambiance sombre et romantique... Bonne lecture... fr 2017-02-15T03:47:00+01:00 http://soporaeternus.journalintime.com/Capharnaum Capharnaüm Je voudrais sombrer, mais le bruit de la pluie m'en empêche. Comme je voudrais être l'une de ces goûtes d'eau.... Non, en fait je suis comme elles. Toutes venues d'ailleurs, de très haut dans le ciel, et tombées sur cette terre... immonde... Sans n'avoir jamais rien demandé. Et moi, viendrais-je du ciel? Conseil du médecin : prendre 30min par jour pour écrire et se délester de tout ce surplus de pensées, et mieux dormir le soir... Moui, sauf que là il est 3h33. C'est un peu tard pour ça. De toute façon, il me faudrait bien plus qu'une demie heure, tant de choses tournent Je voudrais sombrer, mais le bruit de la pluie m’en empêche.

Comme je voudrais être l’une de ces goûtes d’eau....

Non, en fait je suis comme elles. Toutes venues d’ailleurs, de très haut dans le ciel, et tombées sur cette terre… immonde… Sans n’avoir jamais rien demandé.

Et moi, viendrais-je du ciel ?

Conseil du médecin : prendre 30min par jour pour écrire et se délester de tout ce surplus de pensées, et mieux dormir le soir… Moui, sauf que là il est 3h33. C’est un peu tard pour ça.

De toute façon, il me faudrait bien plus qu’une demie heure, tant de choses tournent dans ma tête.

Tout n’est qu’angoisse, tout n’est qu’incompréhension, tout n’est que mal être. Seule une petite fenêtre, donnant sur l’imaginaire, sonne comme un répit face à ce chaos psychotique.

Je veux dormir.

Non, absolument pas. Il FAUT dormir. Pour être en forme le lendemain. Et tous les autres jours qui s’ensuivent. Mais dormir est une science que je ne maîtrise pas. Car je ne souhaite pas la maîtriser. Dormir m’angoisse. J’aime trop la nuit. La nuit je me sens bien, ou du moins, mieux.

Je n’aime pas dormir. Je n’ai jamais aimé ça. Et pourtant, le matin je ne peux me lever.

Trouver sa place. C’est ce qui torture mon esprit ces derniers jours. Trouver sa place dans ce monde. Trouver ce qui nous rend utile à la société.

Je n’en sais rien.

Je ne veux pas de cette place. Je ne veux pas de ce monde, je ne suis pas faite pour lui, il n’est pas fait pour moi. Je ne m’y sens pas bien.

Rien ne va.

Voilà qu’il me faut un soutient psychologique. Voir même médicamenteux. Autre conseil du médecin.

Et si on te bourrais de cachés, pour te donner l’illusion que tout va bien ?

Ou est la réponse ? Ou est la question ?

Qui suis-je vraiment ? Que fais-je ici ?

Vivre, le fais de VIVRE, ne me pèse pas. Je ne souhaite pas mourir.

Il y avait une phrase que je disais il y a quelque temps, peut-être l’ai-je déjà écrite ici, je ne sais plus…

"Je ne veux pas mourir, je veux juste quitter ce monde."

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2017-02-15T03:47:00+01:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Magie-noire Magie noire Elle le hante encore. Ses mains étreignent encore sa gorge. Son âme. Son ex nous pourrie la vie, sans même être présente, sans même le savoir. J'en ai parlé à mon amie, hier soir. En effet. Il a encore rêvé d'elle. De son ex. Et comme toujours, ce n'est ni beau à voir, ni à raconter. Il la trucide, littéralement. Peu importe comment, c'est toujours violent, sanglant. 4ans à refouler cette haine. Le subconscient libère cela comme il peut. Alors j'ai raconté ça à mon amie. Je lui ai dit à quel point je trouvais ça grave et effrayant. Et sa réponse m'a plus que Elle le hante encore. Ses mains étreignent encore sa gorge. Son âme.

Son ex nous pourrie la vie, sans même être présente, sans même le savoir.

J’en ai parlé à mon amie, hier soir. En effet. Il a encore rêvé d’elle. De son ex. Et comme toujours, ce n’est ni beau à voir, ni à raconter. Il la trucide, littéralement. Peu importe comment, c’est toujours violent, sanglant. 4ans à refouler cette haine. Le subconscient libère cela comme il peut.

Alors j’ai raconté ça à mon amie. Je lui ai dit à quel point je trouvais ça grave et effrayant.

Et sa réponse m’a plus que surprise.

"Et si son ex pratiquait la magie noire et lui avait jeté un sort?"........

Alors oui, certes. L’influence de cette garce est encore présente dans sa (notre) vie. Comme une main imaginaire autour de son âme, si on veut parler de ça avec de belles phrases.

Pourquoi pas. Pourquoi ne pas avoir ce genre d’interprétation. L’occulte m’a toujours attiré. C’est à la fois étrange et fascinant. Tout ce que j’aime. Moi-même j’ai fait des rituels, ados, avec des copines, juste pour s’amuser.

Mais non. Je suis bien trop terre à terre pour ça. Et même ado, quand on faisait nos petit "sortilèges", je savais très bien que ça ne fonctionnerai pas. Je l’espérais, juste. Mais mon côté rationnel était toujours là.

Ainsi je me rend compte à quel point mon amie s’invente un monde. Pourquoi voir dans tout cela quelque chose de forcément surnaturel ? L’esprit humain est bien assez complexe comme ça, ça ne sert à rien de rajouter des paramètres hasardeux. L’explication est toute logique. Il n’est pas guéri de cette ancienne relation. Il a trop cherché à l’enfouir, à l’ignorer, à un point que cela à fini par le miner, et de façon bien sournoise, sans qu’il s’en rende compte.

Alors je fais des belles phrases. Je décris l’influence de cette saloperie comme quelque chose de surnaturel, comme "une main imaginaire autour de son âme". Mais en sachant très bien que ce n’est pas le cas.

Je veux dire par là que, interpréter quelque chose comme étant surnaturel est tellement simple. C’est limite un raccourci. Mais ça parait évident pour certain. Lors d’une situation extrêmement complexe, dénuée de sens ou difficile à gérer… FORCEMENT ça ne peut être que surnaturel !

Enfin, je ne la juge absolument pas là-dessus, soignons d’accord, chacun ses croyances. J’exprime seulement mon désaccord et ma façon de penser qui est différente.

Toutefois, j’ai l’impression qu’elle se réfugie beaucoup dans ce monde. Elle dit avoir des anges qui la protègent, ou tout autre chose de "là-haut". Elle dit avoir des guides, des énergies… Entités dont elle va faire appelle, d’ailleurs, pour nous aider à vaincre ce "mauvais œil" qui rode sur mon homme.

Pourquoi pas, mais je pense que ces choses existent seulement si on en est persuadé. L’humain peut voir des signes là où il n’y en a pas. L’humain peut interpréter les choses comme il le veut ou avec sa façon de percevoir le monde. Interprétation qui sera différente suivant les individus. La vision du monde n’est pas là même chez tout les individus.

Cela ne veut en aucun cas dire que certains ont plus tord ou raison que d’autre.

Mais moi, de mon côté, je reste rationnelle. Un bon psy, reste et restera la meilleure et la plus sûre des solutions pour qu’il s’en sorte.

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2017-01-11T02:22:00+01:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Depressifs Dépressifs C'est officiel. Mon homme est en dépression. Ça n'a pas été facile de lui arracher, de lui faire s'en rendre compte, tant d'émotions différentes se mélangent dans sa tête. Plusieurs causes à cela. Notre isolement, le manque d'ami... Il a toujours été entouré, depuis son plus jeune âge. Mais depuis qu'il a quitté sa ville natale, il s'est retrouvé seul. Et ce n'est pas moi, avec mon fardeau de solitude, qui va lui être d'une grande aide... Je ne l'empêche pas de se faire des amis pourtant. Mais, en dehors du travail, il est difficile de se faire de nouvelles connaissances. C’est officiel. Mon homme est en dépression.

Ça n’a pas été facile de lui arracher, de lui faire s’en rendre compte, tant d’émotions différentes se mélangent dans sa tête.

Plusieurs causes à cela. Notre isolement, le manque d’ami… Il a toujours été entouré, depuis son plus jeune âge. Mais depuis qu’il a quitté sa ville natale, il s’est retrouvé seul. Et ce n’est pas moi, avec mon fardeau de solitude, qui va lui être d’une grande aide…

Je ne l’empêche pas de se faire des amis pourtant. Mais, en dehors du travail, il est difficile de se faire de nouvelles connaissances… Et puis, il y a la culpabilité. Me laisser seule, alors que lui serai en soirée entre amis, le ferai trop culpabiliser. Et moi… Je ne peux pas nier que ce genre de situation serai très douloureuse. L’associable, pas capable de se faire 2 ou 3 copines, qui passe encore une soirée dans son lit devant l’ordi…
C’est très touchant de sa part de penser à moi avant lui-même, mais nous voilà devant une impasse.

La seule amie que j’ai, je ne peux la voir que rarement. Tant son homme est un élément gênant. Et puis, où trouver d’autres amis ? D’autres personnes avec qui ça collera autant qu’avec elle ? Se faire des connaissances en commun serait une solution, mais le problème reste le même. Je ne sais pas me faire des amis. Je n’arrive pas à trouver les bonnes accroches avec les gens. Avec ou sans lui.

Voilà un premier facteur de dépression. Moi j’ai appris à me suffire de lui seul. Mais pour son cas, c’est bien plus complexe.

Un autre grand soucis anime sa déprime. Et pas des moindres : son ex.

Sa haine, sa rancune. Tout ce qu’il a perdu à cause d’elle. Celle pour qui il a quitté sa ville natale. Celle qui l’a manipulé, brisé; la castratrice, la bipolaire, l’hystérique, la bonne à interner !

Des envies de violence, des envies de meurtre, des envies de brûler sa famille entière !

Voilà ce qui le ronge vraiment depuis presque 4 ans. Voilà seulement qu’il le partage avec moi…

Mais, une chose n’est pas à oublier…

Sans elle, nous ne serions pas là aujourd’hui. Sans elle, nous ne serions pas ensemble. Et oui. C’était une de mes copines du lycée. C’est par son biais qu’on s’est connu, lui et moi. Ainsi, elle est à l’origine de notre couple. De notre amour.
Sans elle, il ne m’aurait pas connu, il n’habiterait pas dans cette nouvelle ville, il n’aurait pas ce boulot qui lui plait tant, nos n’aurions pas cet appartement… Nous n’aurions pas ce train de vie qui nous est confortable et dans lequel on se sent bien.

Mais visiblement, il n’arrive pas à tirer tout le bon de cette mésaventure, malgré toutes nos discutions pour essayer de l’en convaincre. J’aimerai qu’il comprenne qu’elle n’est qu’un passage sombre de sa vie. Que maintenant c’est terminé, qu’elle a été un tremplin vers sa vie actuelle et que désormais, il faut avancer !
Mais la haine le ronge et le détruit. Et notre couple en pâti. Même sans être présente, son influence reste néfaste. Il y a des gens comme ça en ce monde. Des gangrènes qui pourrissent leur entourage, leur environnement. Des halos de noirceur perverse…
Ainsi notre moral est au plus bas, d’autant plus en cette période de fêtes, qu’on passe en solo. Nous sommes deux dépressifs. Moi je le suis déjà par nature, et tout ceci n’arrange rien. L’idée d’un suicide en amoureux nous a ironiquement traversé l’esprit. Notre moral en souffre, notre quotidien, notre sexualité. Toute son influence perfide est encore là. Même après 4 ans.

Je pourrais pourtant jouir de notre belle histoire d’amour, c’est un homme bien et je voudrai aller loin avec lui… Mais au final je paye les pots cassés de cette ancienne relation.

Quand il était au plus mal, je lui ai offert mon toit, de quoi manger, un meilleur environnement pour trouver du travail, ma patience, mon écoute, mes conseils… Mon Amour.

De quoi le rendre mille fois plus heureux qu’avec elle, avec mes petits moyens…

Mais à croire que ça ne suffit pas…

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2016-12-27T02:52:00+01:00
http://soporaeternus.journalintime.com/AMIaux AMIaux J'ai toujours été seule. Dès petite. J'étais seule avec mes parents. Je n'ai pas de frères et sœurs, enfin... C'est compliqué. Je suis fille unique. Ou tout comme. Je n'avais pas beaucoup d'ami. Le peu que j'avais je ne les voyais qu'à l'école. Pas en dehors. Dû aux endroits isolés où ont toujours habité mes parents. Alors j'étais toujours seule avec eux. Nous 3. Et nos animaux. Chats, chiens, divers rongeurs... Et bien... Les voilà mes frères et sœurs. Les voila mes amis, mes compagnons de jeux. Quand j'étais enfant, nous avions beaucoup de chiens. 18 au total. Je J’ai toujours été seule. Dès petite. J’étais seule avec mes parents. Je n’ai pas de frères et sœurs, enfin… C’est compliqué. Je suis fille unique. Ou tout comme.
Je n’avais pas beaucoup d’ami. Le peu que j’avais je ne les voyais qu’à l’école. Pas en dehors. Dû aux endroits isolés où ont toujours habité mes parents.

Alors j’étais toujours seule avec eux. Nous 3. Et nos animaux. Chats, chiens, divers rongeurs…

Et bien… Les voilà mes frères et sœurs. Les voila mes amis, mes compagnons de jeux.

Quand j’étais enfant, nous avions beaucoup de chiens. 18 au total. Je jouais avec eux comme j’aurai joué avec d’autres enfants. A la maitresse, au docteur, à la dinette, etc. Mais toujours en faisant attention de pas leur faire mal. Je n’ai jamais eu de problème. Quand j’entends des gens dirent que les chiens sont méchants, ça me fait bien rire. Certains ont été éduqués pour mordre, malheureusement, mais sans ça, ils sont adorables.
Pareil. J’ai marché à quatre pattes avec eux. J’ai surement avaler leur poils, leur poussière, j’ai dormi avec eux… Et pourtant, je n’étais jamais malade. Je pense même que ça a bien forgé mon système immunitaire, car même à l’heure actuel, à part un petit rhume chaque hiver, je ne suis jamais malade.

Plus tard, bien plus tard, nous avons eu plus de chats. Notre minette nous a ramener des petits, un matin. 4 au total. On ne les a pas tous gardés, juste une. C’était ma préféré. Elle était toute petite. Je veux dire, même adulte. Elle est restée toute petite. Avec sa toute petite queue, complètement tordue. Et bien, avec elle… J’ai passé des soirées entières à discuter. Oui. A discuter avec mon chat. A lui raconter des histoires, ou à jouer. Ça peut paraître idiot pour certains. Un chat, un chien. Ça ne parle pas. Ça ne nous comprend pas. C’est comme parler au mur. Moui… Mais entre parler au mur ou à mon chat, j’ai choisi. Puisque je n’avait que ces choix là…

Je raconte tout ça car j’y repense encore, des années plus tard.

J’ai adopté un chaton il y a 6 mois. Je l’adore plus que tout. Nous avions déjà un chat. Mais je ne suis pas très proche de lui. Il est très solitaire, très peu câlin. Il ne ronronne pas, ou très peu. On peut passer la journée sans le voir, car il dort dans un coin. Il ne se manifeste que s’il a besoin de quelque chose. C’est un chat après tout. Celui de mon copain. Il l’adore. C’est son "chat-mallow". Moi aussi je l’aime bien. Mais ce côté chat câlin me manque beaucoup chez lui. Il avait aussi quelques problèmes de comportement. Il avait des réactions parfois un peu agressives, envers moi surtout. On a très vite su pourquoi, lorsqu’on l’a entendu appeler les chats de notre ancienne voisine, dans notre ancien appartement. Il manquait d’interactions sociales avec d’autres chats.

Alors, la décision fut prise de lui adopter une petite sœur. Car je voulais une femelle. On a fini par trouver, lorsqu’une de mes anciennes copines du collège m’a dit avoir eu une porté de 6 chatons.

Je suis tombée sur un bon numéro. Je ferai un article sur elle un jour. Ça vaut le détour x). Elle a un caractère assez prononcé, mais elle est tellement adorable. Je voulais un chat câlin, je suis servie ! C’est un pot de colle ! Elle est très proche de moi. Et c’est tout ce dont j’avais besoin.

Quand à notre premier chat, depuis qu’elle est là, il va beaucoup mieux. Ils jouent beaucoup ensemble, il se chamaillent, ils se coursent…

La semaine dernière, j’étais seule. Le copain parti. Pas d’amis à voir. Toute la semaine, juste avec nos deux chats. Alors je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être que l’enfant trop seule qui est en moi s’est réveillé. Je me suis mise à côté d’elle et… Je lui ai raconté ma vie. Pas aussi longtemps que je l’aurai fait avant. Car je trouve ça un peu bête maintenant, avec l’âge. Mais tous ces souvenirs ont resurgis en moi.

Tout ceci pour dire qu’au fond, je suis toujours autant seule que durant mon enfance, mon adolescence… J’ai beau avoir grandi, j’ai beau habiter dans une grande ville, j’ai beau avoir pu rencontrer des gens divers et variés…

La question de l’amitié, d’un entourage, est assez épineuse en ce moment. Elle est amèrement d’actualité…

Mais j’en conclu qu’au fond, mes véritables amis… Ce sont, et ça a toujours été, mes animaux.

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2016-12-19T04:49:00+01:00
http://soporaeternus.journalintime.com/13122016 13.12.2016 Aujourd'hui, cela fait deux ans que tu es parti. Voilà 2ans que tu as décidé de te pendre à cette poutre. Avec cette écharpe. Voilà deux ans que tu as décidé de quitter ce monde. Ma mer... Notre mère... oui je n'ai pas l'habitude. Notre mère m'a dit ça toute à l'heure, au téléphone. D'un ton très neutre. Très distant. Sans aucune tristesse dans la voix. Comme si elle parlait d'une autre personne. Un voisin, un ami, ou du moins, quelqu'un de bien moins proche que son propre fils. Je ne la comprend pas. Je ne comprend pas sa façon de gérer la douleur. S'y est-elle faite. Aujourd’hui, cela fait deux ans que tu es parti.
Voilà 2ans que tu as décidé de te pendre à cette poutre. Avec cette écharpe.
Voilà deux ans que tu as décidé de quitter ce monde.

Ma mer… Notre mère… oui je n’ai pas l’habitude.
Notre mère m’a dit ça toute à l’heure, au téléphone. D’un ton très neutre. Très distant. Sans aucune tristesse dans la voix. Comme si elle parlait d’une autre personne. Un voisin, un ami, ou du moins, quelqu’un de bien moins proche que son propre fils.

Je ne la comprend pas. Je ne comprend pas sa façon de gérer la douleur. S’y est-elle faite. A-t-elle déjà fait son deuil ? Je n’ai jamais eu l’impression que ça l’a affecté plus que ça. Enfin. Je ne l’ai jamais vu pleurer. Juste en parler de manière mélancolique.

Je ne suis pas venue à ton enterrement. Déjà, j’étais en pleine période d’examen, et puis… je n’y aurai pas trouvé ma place. Cette famille qui m’est presque inconnue. Qui ne m’accepte pas vraiment. A qui je ne suis qu’indiférence.

C’est bête. Tu as été le seul à faire un pas vers moi. On a passé quelques jours ensemble, chez toi, à jouer à la console. Tu disais que j’étais très belle, que tu aimais bien mon style. Mais… tu n’as plus donné suite après ça.

Une fois, tu m’avais promis de venir pour mon anniversaire. J’étais toute contente ! Enfin, quelqu’un venu spécialement pour mon anniversaire ! Enfin, une personne en plus de mes parents et moi ! Enfin, on me portait un peu d’intérêt !

Tu n’es pas venu…

Tu avais rencontré une nouvelle copine. Celle avec qui tu as eu un enfant. Celle que tu as trompé. Celle qui t’as quitté. Te laissant seul face à tes erreurs et ta dépression.

Ta mort ne m’a pas vraiment touchée. Enfin, son annonce m’a bien sûr choquée, mais je n’ai pas ressenti de tristesse. Après tout, je te connaissais à peine. Tu t’es intéressé à moi quelques jours, puis je suis retombée dans l’oubli…

J’ai juste ressenti un peu de regret. Celui de ne pas t’avoir connu plus. Celui de ne pas avoir pu t’aider dans ta dépression. J’aurai aimé que tu m’en parle. La dépression ça me connaît. Pas au point de faire des TS, comme toi, mais j’ai comme l’impression que j’aurai pu comprendre… Tenter de t’aider. Enfin. D’autres ont essayé. Amis, famille, psy,... tu ne voulais pas t’en sortir. Tu ne voulais pas voir l’aube de tes 40ans…

J’ai ce regret donc, de ne pas t’avoir connu plus. De ne pas avoir fait plus de pas vers toi. Mais je me dis aussi que tu n’en a pas fait beaucoup non plus… car tu t’es très vite désintéressé de moi.

Alors oui. J’aurai pu insister. Sauf que, quand on arrive dans une famille, un peu comme un cheveux sur la soupe, on s’attend à être accueilli les bras ouverts. Le plus naturellement du monde.

Ce n’était pas à moi de creuser ma place. C’était à vous, à toi, de m’intégrer !

Quand j’ai appris ta mort, je suis sortie dehors. Jai rencontré un rosier et j’ai cueilli une de ses fleurs. Ses pétales sont depuis dans un pot, en compagnie d’autres roses et éclats de rose. Figés par la mort…

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2016-12-13T05:22:18+01:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Solitude Solitude Un titre bien trop souvent utilisé, tant son sujet la pèse au quotidien. C'est un peu son fardeau, son hurlement de souffrance étouffé. Sa malédiction. Voilà une semaine qu'elle faisait partie d'un groupe de 8 personnes. Nous n'entrerons pas dans les détails du pourquoi du comment. Retenons juste que cela est dans une dynamique de recherche d'emploi, et que le but est de se sociabiliser. De faire partie d'un groupe. Créer des liens. Dieu sait à quel point elle déteste ça, les groupes. Elle s'y sent toujours en retrait. Comme si elle n'existait pas. D'ordinaire, elle dit bonjour, Un titre bien trop souvent utilisé, tant son sujet la pèse au quotidien. C’est un peu son fardeau, son hurlement de souffrance étouffé. Sa malédiction.

Voilà une semaine qu’elle faisait partie d’un groupe de 8 personnes. Nous n’entrerons pas dans les détails du pourquoi du comment. Retenons juste que cela est dans une dynamique de recherche d’emploi, et que le but est de se sociabiliser. De faire partie d’un groupe. Créer des liens.

Dieu sait à quel point elle déteste ça, les groupes. Elle s’y sent toujours en retrait. Comme si elle n’existait pas. D’ordinaire, elle dit bonjour, mais personne ne lui répond. Elle parle, tente de participer aux conversations, mais personne ne l’écoute. Alors, elle fuit. Ça ne sert à rien. Elle a déjà tenté de s’imposer. Mais en vain. Bref, cela appartiendra peut-être à un autre écrit.

Quoi qu’il en soit, à la fin d’une semaine intense de "sociabilisation", des liens ont réussi à se former. Elle a réussi à y creuser sa place. A s’imposer un petit peu. C’est un petit groupe, ainsi c’est plus facile, et puis, certains ont fait le premier pas vers elle. De quoi l’aider à démarrer.

Alors, elle avait réussi ce pari de devenir un petit peu plus sociable, d’intéresser les gens. De s’en faire des amis, ou du moins, des connaissances.

Mais… En ce dernier jour de cette semaine placée sous le signe de la sociabilité, un manque est apparu.

La solitude, jalouse, s’est manifestée. Très mécontente d’être ainsi mise de côté, après tant d’années de bons et loyaux services !

Alors, elle envoya son jet perfide…

Soudain, l’envie s’est fait sentir de manger le repas de midi seule. Assise dans un coin, là ou personne ne pourrait la voir. Un simple tête à tête avec son amie Solitude.

Mais, la Solitude ne fût pas exhaussée. Non.

"Que vont penser les autres ? Quelle excuse vas-tu trouver pour t’isoler comme ça ?"

C’est un sujet ma foi intéressant. A croire que le regard des autres passe bien avant nos désirs. Bien trop souvent.

Ainsi, la solitude fût remise à sa place. Toutefois, son amertume sera de courte durée. Elle le sait. C’est elle la gagnante. Elle reviendra. Et en force. N’importe quand.

Comme toujours…

Sauf que maintenant, elle sait qu’elle peut se faire désirer…


(Image : Anna-Varney Cantodea - Sopor Aeternus)
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PS : C’est avec amertume que je vous annonce que ce sujet n’en est pas à son premier jet. En effet, j’avais écrit une première version sur mon compte Tumblr récemment crée, mais suite à un bug, l’article a malheureusement été perdu…

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2016-12-06T01:40:00+01:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Merveilleux-monde-3 Merveilleux monde <3 La France... ce pays merveilleux où l'on peut s'habiller comme on veut, et ne jamais prendre de remarques désobligeantes lorsque l'on se balade dans la rue.... La France… ce pays merveilleux où l’on peut s’habiller comme on veut, et ne jamais prendre de remarques désobligeantes lorsque l’on se balade dans la rue.... <3

JE DECONNE !

Il y a toujours des mots… Des regards !

Pour un pays soit-disant libre… Laisse-moi rire !

Que doit-on faire alors ? S’empêcher d’être soi même de peur de prendre une réflexion de la part d’inconnus ? Ne pas sortir de chez soi de peur de ne pas avoir un habit approprié ? Et puis, c’est quoi un "habit approprié" ? Un jean bleu, des baskets et un T-shirt lambda ?

On devrait tous être habillés de la même façon, comme de vulgaires clones sans saveurs ?

Goths, emos, metalleux, hippies, robe (trop) courte, robe (trop) longue, musulmane voilée, burkini, bikini, décolté, col roulé,...

Même combat ?

Pourquoi ce billet d’humeur ?

Parce que je trouve que ce monde est con. On ne pourra jamais plaire à tout le monde… Je pense surtout au scandale qu’il y a eu cet été avec les "burkinis"... pfff, quelle connerie !
Il y aura toujours des connards pour nous dire comment IL FAUT s’habiller. Peut-être parce qu’ils n’ont rien d’autre à foutre de leur vie ? Peut-être parce que EUX, ils n’ont pas le courage d’assumer un style/des habits différents ?

Alors oui, à cette période de l’année, les remarques à mon encontre fusent plus que d’habitude. En effet, c’était Halloween il y a peu, alors, certains s’esclaffent à penser que je suis encore déguisée, depuis le 31…

Et non…

Pour moi, c’est peut-être Halloween tous les jours, et après ?

Pourquoi tout le monde ne se réjouit pas de la diversité ?

Pourquoi les gens se sentent OBLIGES de te faire une sale remarque ?

Tu n’aimes pas mon pull, tu me le dis ? OK, ben moi, j’aime pas ta gueule, mais au moins, je le garde pour moi :D.

(Et puis entre nous… un pull.. ça s’enlève.. ;))

Alors… Comment réagir face aux moqueries ou remarques désobligeantes ? Le mieux est de s’en foutre, faire comme si on n’avait rien entendu, et continuer sa route.

Mais ça blesse toujours un peu. Enfin, ça attriste surtout… ça attriste de voir autant de bêtises humaines…

Je parle là de style vestimentaire, mais j’imagine que c’est encore bien pire lorsqu’il s’agit de couleur de peau…

Monde de merde.

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2016-11-03T17:47:18+01:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Morose Morose Il est l'heure de dormir. Mon corps est fatigué. Et pourtant je lutte. Encore et toujours... Ma journée a été très mauvaise. Morne. Morose. Au lit, devant l'ordi. Rien de constructif. J'aurai voulu sortir en ville, c'était ce qui était prévu à la base. Et j'en ai été incapable. Une simple mauvaise nouvelle ce matin, m'a coupé toute envie. Et puis, surtout... Je déteste sortir seule. Ça me déprime. Et pourtant, rester chez moi, seule, me déprime aussi. Au final, seule la solitude me tient compagnie. Autant dehors que dedans. Sauf que je ne veux pas de sa compagnie. Je

Il est l’heure de dormir. Mon corps est fatigué. Et pourtant je lutte. Encore et toujours…

Ma journée a été très mauvaise. Morne. Morose. Au lit, devant l’ordi. Rien de constructif. J’aurai voulu sortir en ville, c’était ce qui était prévu à la base. Et j’en ai été incapable. Une simple mauvaise nouvelle ce matin, m’a coupé toute envie.

Et puis, surtout… Je déteste sortir seule. Ça me déprime. Et pourtant, rester chez moi, seule, me déprime aussi.

Au final, seule la solitude me tient compagnie. Autant dehors que dedans. Sauf que je ne veux pas de sa compagnie.

Je devrais dormir. Mais je ne peux pas. J’ai ce sentiment étrange et affreux. Cette journée (de merde) est terminée. Et j’ai ce sentiment, trop souvent présent, de n’avoir rien accomplis.

Ce qui est le cas...

Alors… Alors c’est comme si je n’avais pas le droit de dormir. C’est comme si je ne le méritais pas.

Demain… Demain sera la même journée qu’aujourd’hui. Je n’ai rien de prévu. Je n’ai eu le courage de rien prévoir. Et je déteste toujours autant sortir seule.

Je déteste prendre les transports en commun seule.

Je n’ai aucune raison de me coucher. Comme je n’ai aucune raison de me lever. Alors, je reste au lit.

Il faut que je me construise un avenir professionnel… Une carrière. Un but. Un gagne pain.

Mais pour l’instant je ne sais pas comment faire.

Je suis inscrite à la Mission Locale des Jeunes. A partir de la semaine prochaine, je rentre dans un programme de formation à l’emploi, histoire de savoir comment se comporter à un entretient d’embauche, etc.

Il va falloir faire du théâtre. Il va falloir parler. Il va falloir rencontrer des gens…

Je sens que tout ceci va m’angoisser… Ça m’angoisse déjà.

En attendant… Mes journées ne servent à rien. Je n’accomplis rien. Je n’ai aucun but.

Ma vie ne sert à rien.

Je ne suis qu’un point noir au milieu de l’obscurité humaine.

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2016-10-18T03:00:00+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Old Old Il me faut écrire ce soir. Je pensais faire un article sur la musique, son rôle, sa place dans ma vie. Mais finalement je n'avais pas assez de matière pour noircir cette page virtuelle... alors j'ai éteint l'ordinateur, et me suis couchée. Dernier petit tour sur Facebook, et je tombe sur un article qui attire ma curiosité. Enfin, non, pas tant que ça, car je ne l'ai même pas ouvert. Mais son titre me parle. Et pour cause... "De plus en plus de femmes ont un enfant après 40 ans ". Ouais. Ça me parle. Je suis l'un de ses enfants. Une génération trop tôt... J'ai lu les Il me faut écrire ce soir. Je pensais faire un article sur la musique, son rôle, sa place dans ma vie. Mais finalement je n’avais pas assez de matière pour noircir cette page virtuelle… alors j’ai éteint l’ordinateur, et me suis couchée.

Dernier petit tour sur Facebook, et je tombe sur un article qui attire ma curiosité. Enfin, non, pas tant que ça, car je ne l’ai même pas ouvert. Mais son titre me parle. Et pour cause…

"De plus en plus de femmes ont un enfant après 40 ans ".

Ouais. Ça me parle. Je suis l’un de ses enfants. Une génération trop tôt…

J’ai lu les commentaires un peu, pour voir ce que les gens en disaient. Entre deux ou trois clash, j’ai pu lire des choses intéressantes. Des femmes qui sont heureuses d’être enfin mère, peu importe l’âge, et différents témoignages… dont celui d’une fille. Elle disait que sa mère l’avait eu tard, et que ça lui allait très bien.

Ce n’est pas mon cas.

J’ai eu l’envie de faire partager mon expérience. De dire aux gens comment c’était pour moi. Les moqueries à l’école (ou ailleurs), l’incompréhension dû à la différence d’âge, l’étroitesse d’esprit, le "nous à notre époque ","les jeunes de maintenant ","nous à votre âge "... mais aussi, et surtout, ce que je vois ces derniers temps. Leur vieillesse. Et les questions qui vont avec. Des questions dont j’estime être trop jeune encore, pour me les poser…

Je n’ai pas posté mon commentaire, car j’ai réfléchi à quelque chose. Quelque chose qui minimise peut-être leur vieillesse. Qui minimise le fait d’avoir des parents vieux.

J’ai l’impression que, pour la plupart des soucis que j’ai évoqué plus haut, la vieillesse n’est pas la seule fautive. Ce choc génerationnel n’est pas le seul à être blâmé…

Ils sont peut-être comme ça. Tout simplement. Étroits d’esprit, bornés,... et tout le reste. Tout ce que je ne supporte plus.

Peu importe leur âge. Certaines personnes de leur génération ne sont pas comme ça… d’après le peu que j’ai pu voir en commentaire sur cet article…

Mais eux se complaisent dans leur vieillesse. Leur nostalgie.

Enfin… ce post sur Facebook tombe au mauvais moment…

J’ai besoin de l’aide de mes parents en ce moment. Nous sommes en plein déménagement. Nous avons des affaires (et le chat) chez eux. Ils ne nous les amèneront pas… 2h de route c’est trop loin. Trop fatigant. Les grandes villes c’est fatiguant.

Le père de mon homme est âgé aussi. Il a même 2 ans de plus que mes parents. Leur relation est particulière, mais le choc génerationnel n’en est pas la raison. Malgré son âge, c’est un homme qui semble ouvert et jeune d’esprit. Il faut dire qu’il a beaucoup voyagé, et voyage encore, parfois très loin. Et pourtant, lui aussi à quelques petits soucis de santé.

Mais pour les miens, 2h de route c’est trop loin…

Enfin… on se démerdera. Comme d’habitude…

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2016-09-30T04:21:00+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Touch-my-soul Touch my soul J'ai changé. J'ai grandi. Je suis différente. Ma façon d'aborder la dépression, les "coups de blues", n'est plus du tout la même qu'il y a quelques années. Avant, ado, lors de mes jours sombres d'adolescente malheureuse et mal dans sa peau, ma façon de m'exprimer était bien plus "public". Comme si montrer aux gens que l'on souffre régalait le problème. Haha, c'est mal connaitre l'être humain. J'écrivais sur Facebook, j'y publiais mes poèmes tristes, accompagnés d'une photo, de moi ou non, toute aussi triste. Et tout le monde s'en foutait, au fond. Ai-je grandi, ou J’ai changé. J’ai grandi. Je suis différente.

Ma façon d’aborder la dépression, les "coups de blues", n’est plus du tout la même qu’il y a quelques années.

Avant, ado, lors de mes jours sombres d’adolescente malheureuse et mal dans sa peau, ma façon de m’exprimer était bien plus "public".

Comme si montrer aux gens que l’on souffre régalait le problème. Haha, c’est mal connaitre l’être humain.

J’écrivais sur Facebook, j’y publiais mes poèmes tristes, accompagnés d’une photo, de moi ou non, toute aussi triste.

Et tout le monde s’en foutait, au fond.

Ai-je grandi, ou ai-je juste compris ça ? Que les gens n’en n’ont rien à foutre ?

Un peu des deux, il me semble.

Aujourd’hui, peu de gens connaissent cette part sombre en moi. Je pense qu’il faille bien me connaitre pour cela. Et puis, il faut le dire, je suis plutôt "heureuse" dans ma vie, en ce moment. Enfin, disons que j’ai connu bien pire.

Toutefois, j’ai bien du mal à trouver ma place dans ce monde. Ce monde sauvage. Ce monde qui m’angoisse. Cette "jungle humaine". L’humain me fait peur. Le monde, tel qu’il est fait, est effrayant…

Donc cette part sombre est malgré tout, bien alimentée.

J’ai toujours ce besoin d’expression. Ce besoin de mettre des mots sur mon mal-être, sur mes peurs, mes angoisses.

J’ai besoin de leur donner une image. Un son…

Mais désormais, si je publie quelque chose en rapport, que ce soit sur Facebook ou Instagram, ceci se fait de manière bien plus subtile… Pudique.

Je n’ai même plus autant d’inspiration qu’à l’époque.

C’est à la fois bien et à la fois moins bien.

Mais c’est ainsi.

Peut-être y a-t-il une artiste torturée en moi, qui ne demande qu’a créer, qu’a libérer sa créativité afin d’être dénouée de ses chaines, chaines qui lui cisaillent la peau.

Peut-être me hurle-t-elle en silence "écris, dessine, prend ou trouve une photo, qu’importe ! Mais libère-moi de cette emprise, avant qu’elle ne m’emporte dans les abîmes infinies de la dépression !"

Peut-être cherche-t-elle à me punir parfois, de ne pas assez l’écouter, de ne pas savoir l’écouter. Alors, en de très rares fois, depuis des années, un instant de faiblesse fait couler le sang…

Toi… J’ignore vraiment comment t’écouter. Je n’aime pas particulièrement mes dessins ou mes poèmes. Je trouve toujours qu’il ne représentent jamais exactement ce que j’ai voulu en faire.

Pour être "morbide" (ou "mortifère", pour être exact), ils le sont, mais au final, cela n’est qu’un refuge.

La mort. L’idée de la mort.

C’était un bon refuge il y a quelque temps. Souviens-toi. Mais il ne suffisait pas. Au final, ça n’allait pas mieux.

Ce n’est pas la mort qui nous soigne.

C’est la vie.

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2016-09-19T03:56:26+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/D-O-R-M-I-R D-O-R-M-I-R Une heure moins vingt. Je suis exténuée. Mon corps réclame le sommeil. Je devrais l'écouter. J'ai envie de l'écouter. Voilà des jours que je me couche à 5h du matin, que je me lève à 14h. Je n'aime pas ce rythme de vie. Et pourtant... Pourtant, il m'est impossible de me coucher plus tôt. Je n'y arrive pas. Je lutte contre la fatigue. Sans vraiment savoir pourquoi. Comme si dormir m'angoissait. Comme si dormir m'angoissait encore. J'aimerais bien vivre une journée normale, une journée bien remplie, fatigante. Une journée qui me donne envie de me coucher. Une journée

Une heure moins vingt.

Je suis exténuée. Mon corps réclame le sommeil. Je devrais l’écouter. J’ai envie de l’écouter.
Voilà des jours que je me couche à 5h du matin, que je me lève à 14h. Je n’aime pas ce rythme de vie.

Et pourtant…

Pourtant, il m’est impossible de me coucher plus tôt. Je n’y arrive pas. Je lutte contre la fatigue. Sans vraiment savoir pourquoi.

Comme si dormir m’angoissait. Comme si dormir m’angoissait encore.

J’aimerais bien vivre une journée normale, une journée bien remplie, fatigante. Une journée qui me donne envie de me coucher.

Une journée qui me donne envie de me lever...

Je vais essayer. Ce soir. Je vais me coucher. Je vais éteindre la lumière et fermer les yeux. Je vais attendre le sommeil.

Mais une partie de moi sait.

Une partie de moi sait que mon cerveau va penser. Penser mille et une choses. Jusqu’à l’épuisement… Vers 5h du matin…

Enfin, essayons. Profitons de cet état de fatigue. Mais avec un peu t’aide. Une musique relaxante, ou une vidéo ASMR.

Essayons.

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2016-09-06T00:50:05+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Journee-de-depressive Journée de dépressive ? Il est 15h. J'ai fait un cauchemar. Mais à l'heure où j’écris je ne m'en souviens pas. Toutefois, j'ai encore le goût amer de ce réveil difficile. Le même qu'hier, et que beaucoup d'autres jours... Mais je n'ai aucune envie de me lever. Pourquoi ? Dans quel but ? Je suis si bien là, dans mon lit. Ni trop chaud, ni trop froid. Pas trop de bruit dehors... Un chaton qui ronronne à côté. Elle ne m'aide pas beaucoup à faire ça, elle aussi. Mais elle commence à s'agiter. J’attrape mon téléphone, enlève le mode avion. Pas de message du chéri encore, qui me demande si j'ai

Il est 15h. J’ai fait un cauchemar. Mais à l’heure où j’écris je ne m’en souviens pas. Toutefois, j’ai encore le goût amer de ce réveil difficile. Le même qu’hier, et que beaucoup d’autres jours...
Mais je n’ai aucune envie de me lever. Pourquoi ? Dans quel but ?
Je suis si bien là, dans mon lit. Ni trop chaud, ni trop froid. Pas trop de bruit dehors… Un chaton qui ronronne à côté. Elle ne m’aide pas beaucoup à faire ça, elle aussi.
Mais elle commence à s’agiter.

J’attrape mon téléphone, enlève le mode avion. Pas de message du chéri encore, qui me demande si j’ai bien dormi. Il doit être pas mal occupé au boulot aujourd’hui. Pas de notif particulière non plus. Petit tour sur snapchat. Quelques stories à voir, dont celles d’une youtubeuse que j’aime bien. Elle aussi ça va pas fort en ce moment. Elle le partage avec ses abonnés…

Chaton commence à vouloir jouer. Elle attend poliment que je sois réveillée. Puis c’est parti pour son quart d’heure de folie, à sauter partout et à attraper tout ce qui dépasse.

J’attrape mon ordi. Après tout j’ai peut-être reçu une réponse à mon mail de cette nuit, adressé à quelqu’un avec qui je correspond depuis quelque temps. Il m’a connu ici, en lisant ce journal, et est venu faire connaissance. Depuis nos mails sont réguliers, voir même journaliers.

J’ai effectivement une réponse. Je prend le temps de la lire. Encore dans le noir, avec pour seule lumière l’écran de mon ordinateur.
J’arrête ma lecture pour aller chercher quelque chose à manger. Un petit paquet d’Oreo. J’en n’en mangerais finalement qu’un seul sur cinq…

Ma lecture de finie, il est temps de répondre à son mail. Pas bien jouasse je le crains. J’ignore s’il le sentira.

S’ensuit une douche, surtout faite pour me réveiller.
Je réfléchi à quel jour on est… Mardi ? Mercredi ? Ils se ressemblent tous tellement...
Je sors, me sèche… J’enfile son t-shirt, imprégné de son odeur…

J’ouvrirai les volets seulement après.

16h30.

J’ai reçu un SMS, il me dit qu’il est enfin en pause. Je répons juste "ouki", notre variante un peu mignonne du mot "ok". Il sent vite que quelque chose ne va pas… Mais il ne dis rien de spécial. De toute façon il doit repartir bosser…

Je tente de manger autre chose, de plus consistant. Sans grande conviction.

Je rejoins enfin mon lit, ainsi que mon cher ordi. Je n’ai rien d’autre de prévu qu’un petit tête à tête avec lui.

Il a l’air de faire chaud dehors. Je n’en ai aucune idée. Dans l’appart' il fait bon.

Je ne vois pas l’intérêt de sortir. Je n’ai personne à voir. Je n’ai pas d’argent à dépenser. Je n’ai nul part où aller. Et puis seule je n’en vois pas l’intérêt.

Il n’y a surement rien à la télé.

Je vais lire un peu. Assise sur ce lit qui me casse le dos.

... Qui n’est pas si confortable que ça, finalement.

J’attends son retour…

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2016-08-31T17:19:00+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/L-espoir L'espoir Quelle chose intéressante... L'espoir. Espérer. Je veux cet appart', je veux cet appart', je veux cet appart', je veux cet appart'. J'ai besoin de l'écrire des milliers de fois. Comme si cela renforçait nos chances. Notre profil correspond. Mais nous ne sommes pas les seuls sur le coup. Et surement pas les plus aisés. Cela rend l’accès à ce cocon bien difficile. Seule une bonne étoile pourrait nous venir en aide. Et voilà, nous y sommes. Aussi cartésien que l'on soit, aussi terre à terre. On se met à espérer une bonne étoile. Une intervention mystique, pour palier

Quelle chose intéressante… L’espoir.

Espérer.

Je veux cet appart', je veux cet appart', je veux cet appart', je veux cet appart'.

J’ai besoin de l’écrire des milliers de fois. Comme si cela renforçait nos chances.

Notre profil correspond. Mais nous ne sommes pas les seuls sur le coup. Et surement pas les plus aisés.

Cela rend l’accès à ce cocon bien difficile. Seule une bonne étoile pourrait nous venir en aide.

Et voilà, nous y sommes. Aussi cartésien que l’on soit, aussi terre à terre. On se met à espérer une bonne étoile. Une intervention mystique, pour palier à cette situation, dont nous ne sommes pas maître… On s’invente des stratagèmes, on se demande presque s’il est possible de faire de la magie. Brûler une bougie dans le but qu’elle exauce notre souhait. Tout ceci pour combler le vide creusé par notre impuissance.

Mais rien n’y fait, rien ne nous aide. On fini par atterrir, et se dire que de toute façon, il suffit d’attendre, d’attendre quelques jours, interminables, que le verdict tombe.

Alors là il faut s’armer. S’armer à l’effondrement éventuel d’un rêve. De tout ce qu’on a espéré durant ces quelques petits jours.

Ou alors se préparer à la joie de cette chance qui s’offre enfin à nous. Si le verdict est en notre faveur. Nous nous voyons déjà dedans !

Voilà, l’espérance de ce verdict positif amène a un dilemme. L’aura-t-on, l’aura-t-on pas. Tout s’est bien passé, notre profil correspond, nous souhaitons sortir de cette galère plus que tout, nous l’avons fait sentir, nous avons été plus qu’aimable, nous avons montré patte blanche, montré que nous serons bon payeurs. Car après tout, voilà tout ce qui compte. Tout ce qui dirige ce monde. L’argent.

"Y’a pas de raison", "pourquoi pas nous"...

Et pourquoi pas eux…

Réponse ce week-end. Notre rêve d’avoir un chez nous, un chez nous où l’on se sent bien, épanouies et où notre avenir se construit…

Est entre leurs mains.

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2016-08-26T02:18:00+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Dechet Déchet Devenir un déchet. Matérialiser ce vide. Matérialiser cette inadaptation. Se trouver un but. Car il n'y en a plus. Trouver un remède au vide. Cette quête du Graal. Tomber dans un gouffre, et avoir pour but quelque chose. Ce but serait-il de s'en sortir? Tomber dans le fond et se relever. Il n'y a rien. Le vide, toujours le vide. Aucun avenir. Le vide, toujours le vide. Le vide, sortir du vide. Matérialiser le vide. Écrire le vide. Dessiner le vide. Manger le vide. Vomir le vide. Créer pour le vide. Je ne m'en sors pas.... T'es pas faite pour se monde...

Devenir un déchet.

Matérialiser ce vide.

Matérialiser cette inadaptation.

Se trouver un but.

Car il n’y en a plus.

Trouver un remède au vide.

Cette quête du Graal.

Tomber dans un gouffre, et avoir pour but quelque chose.

Ce but serait-il de s’en sortir ?

Tomber dans le fond et se relever.

Il n’y a rien.

Le vide, toujours le vide.

Aucun avenir.

Le vide, toujours le vide.

Le vide, sortir du vide.

Matérialiser le vide.

Écrire le vide.

Dessiner le vide.

Manger le vide.

Vomir le vide.

Créer pour le vide.

Je ne m’en sors pas....

T’es pas faite pour se monde…

C’est le vide qui le dit. Le vide a raison.

Les gens renvoient du vide.

La vie est vide.

Sentiment de vide, partout, tout le temps.

Tuer le vide ?
.
.
.
.
.
.

.... Se détruire soi-même.

J’aurai pu tomber là-dedans… Si j’avais rencontré les mauvaises personnes :

https://www.youtube.com/watch?v=vvCeUSA-QX8&feature=share

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2016-08-18T03:39:33+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Elle-avait-reussi Elle avait réussi... Elle l'avait fait, elle avait enfin eu ce courage. Elle avait enfin eu assez de colère, assez de dégoût ! Pour le quitter. Elle était enfin elle-même. Elle était reparti chez ses parents. Dans sa tête, tout était fini. J'étais fière d'elle. J'étais contente qu'elle ait enfin quitté ce con qui la traite aussi mal. C'était il y a deux semaines. Mais depuis jeudi... Elle est revenue. C'était trop pesant pour elle de vivre chez ses parents. Elle ne l'a pas supporté plus longtemps. Alors elle est revenue chez lui. Pour l'appart'. Et seulement pour l'appart'. Elle ne
Elle l’avait fait, elle avait enfin eu ce courage. Elle avait enfin eu assez de colère, assez de dégoût !

Pour le quitter.

Elle était enfin elle-même. Elle était reparti chez ses parents. Dans sa tête, tout était fini.

J’étais fière d’elle. J’étais contente qu’elle ait enfin quitté ce con qui la traite aussi mal.

C’était il y a deux semaines.

Mais depuis jeudi… Elle est revenue.

C’était trop pesant pour elle de vivre chez ses parents.

Elle ne l’a pas supporté plus longtemps.

Alors elle est revenue chez lui.

Pour l’appart'. Et seulement pour l’appart'.

Elle ne s’en cache plus. Elle le dit même clairement.

Elle ne l’aime plus. C’est terminé. Son cœur ne bat plus.

Il n’est pas idiot, il doit bien sentir qu’elle ne revient que pour l’appartement…

Mais je pense qu’il y a un commun accord entre eux. Inavoué. Inavouable. Mais qu’ils savent peut-être l’un et l’autre, sans se concerter. Sans se l’avouer.

Lui, il a peur d’être seul. Elle, elle cherche le confort de l’appartement.

Leur couple n’est devenu qu’une cohabitation.

Quand je lui ai parlé de ceci, elle m’a répondu que non, elle pense qu’il l’aime encore. Qu’il a fait des pieds et des mains pour qu’elle rentre, par amour. Elle le pense. Mais ce n’est visiblement pas une certitude.

Alors… L’un et l’autre ne savent même pas quels sentiments mutuels les animent vraiment... ?

Quelle tristesse.

Mais comme toujours elle me dit de ne pas m’inquiéter. Même si je lui ai proposer d’autres solutions pour ce loger à moindre coût : la cité U. Je suis passée par là, 4 années durant. Il y a clairement mieux, c’est indéniable. Mais vivre avec cet homme, dans cette ambiance où l’amour ne transparait plus… Est-ce plus enviable... ?

Visiblement, pour elle, oui…

Elle mérite tellement mieux...

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2016-08-14T23:53:00+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/SDF SDF? Elle n'était pas comme les autres. Souvent, dans la rue, de pauvres gens nous abordent, pour demander une petite pièce. Ils se ressemblent tous. Plus ou moins. Ça se voit sur eux. Ils vivent dans la misère. Mais ce soir, une dame nous a abordé. Elle n'était pas comme les autres. Elle a commencé par nous demander si nous parlions français. Naturellement nous avons répondu oui. Elle nous demande alors si nous n'avons pas 1€ à lui dépanner, pour qu'elle puisse s'acheter quelque chose à manger. J'ai été très surprise de cette demande. Quand elle nous a posé la question Elle n’était pas comme les autres.

Souvent, dans la rue, de pauvres gens nous abordent, pour demander une petite pièce. Ils se ressemblent tous. Plus ou moins. Ça se voit sur eux. Ils vivent dans la misère.

Mais ce soir, une dame nous a abordé. Elle n’était pas comme les autres.

Elle a commencé par nous demander si nous parlions français. Naturellement nous avons répondu oui. Elle nous demande alors si nous n’avons pas 1€ à lui dépanner, pour qu’elle puisse s’acheter quelque chose à manger.

J’ai été très surprise de cette demande. Quand elle nous a posé la question pour savoir si nous parlions français, j’ai d’abord cru qu’elle allait demander son chemin ou quelque chose de similaire.

Mais non. Cette pauvre dame, d’une petite soixantaine d’année, habillée comme une dame de son âge, avec son sac à main, était une mendiante. Et, peut-être même, une SDF…

La pauvreté peut donc prendre bien des formes.

La pauvreté peut être là où on ne l’attend pas.

Alors, sans vouloir "flamber", ni passer pour la générosité incarnée, nous lui avons donner une pièce.

Et là… Elle nous a, droit dans les yeux, souhaité une très bonne soirée. C’était bien plus qu’une simple politesse, transpirant toute sa reconnaissance.

Seulement pour 1€...

J’écris cette histoire car elle m’a touché. Des mendiants, malheureusement, nous en croisons beaucoup. Ça fait toujours de la peine.

Mais cette dame… c’était vraiment différent.

On sentait sa détresse. Je me trompe peut-être, mais j’ai eu l’impression qu’elle n’avait pas cette habitude de mendier.

Comme si à cet instant là, elle n’avait d’autre choix…

Elle n’avait rien d’une mendiante…

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2016-08-14T01:54:59+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Maison Maison Mon chez moi me manque. Notre chez-nous... Je suis en vacances, ça n'a été le cas que rarement dans ma vie. Je devrais être heureuse. Je le suis. Mais ce soir... j'ai envie d'être chez moi. Voilà à peine plus d'une semaine que nous sommes ici. J'ai l'impression que nous avons déjà fait le tour de la ville. Je ne l'aime pas trop. Je dois l'avouer... le bord de mer n'est pas vraiment mon truc. J'écris sur mon téléphone. C'est plus discret que sur l'ordi. Je ne suis jamais seule. Et j'ai besoin d'écrire. Mon chez moi me manque. Ma ville me manque... Mardi nous partons en Mon chez moi me manque. Notre chez-nous...
Je suis en vacances, ça n’a été le cas que rarement dans ma vie. Je devrais être heureuse. Je le suis.

Mais ce soir… j’ai envie d’être chez moi.

Voilà à peine plus d’une semaine que nous sommes ici. J’ai l’impression que nous avons déjà fait le tour de la ville. Je ne l’aime pas trop. Je dois l’avouer… le bord de mer n’est pas vraiment mon truc.

J’écris sur mon téléphone. C’est plus discret que sur l’ordi. Je ne suis jamais seule. Et j’ai besoin d’écrire.

Mon chez moi me manque. Ma ville me manque…

Mardi nous partons en Italie pour 4 jours. C’est heureux. Je ne me voyais pas passer 15 jours entiers ici.

Je ne suis jamais à l’aise quand je suis chez quelqu’un. Surtout quand ce quelqu’un n’est pas n’importe qui. Si ma relation dure encore, si c’est l’homme de ma vie (et c’est bien parti ), il faut à tout prix que ma belle-mère m’aime bien.

Mais elle me connaît si peu…

Je ne m’ouvre pas. Elle ne me parle pas plus que ça. Je veux dire, de manière plus personnelle. Mes passions ? Mes goûts ? Mon caractère ? Elle n’en connaît rien…

Et il en va de même pour moi, vis à vis d’elle…

Mais la vraie raison qui me donne envie de rentrer concerne mon copain… et ses amis.

Il veut à tout prix les revoir. Ok… mais il m’impose de venir avec lui. Cependant, le schéma est toujours le même. Une situation qui résume bien ma vie. Moi là assise à écouter les autres parler. A part. Seule dans mon coin. Qui n’intéresse personne…

Jeudi nous sommes aller dîner chez un bon ami à lui et à sa mère. Il m’avait déjà parlé de ce type : un gars spirituel, un peu en marge, qui aime les gens en marge également. Et surtout. SURTOUT. Qui voulait me connaître…

Ce même homme ne m’a presque pas adressé la parole de toute la soirée. Ce que je fais dans la vie ? Ce que j’aime ? Pourquoi j’ai adopté ce style ? Tout ce qui semblait, aux dires de mon homme, l’intriguer.

Rien…

J’étais transparente.

Là sans être là.

Je l’avais prévenu. C’est toujours comme ça. Voilà pourquoi je ne voulais pas rencontrer ses amis. C’est trop pesant pour moi. Ce sentiments d’être à part. Je ne l’ai que trop vécu.

Il a lui-même été déçu de son ami. Du fait qu’il n’ai pas cherché à connaître la femme qui partage sa vie…

Il voudrait que ses amis proches deviennent les miens. Il voudrait qu’ils m’aiment autant qu’ils l’aiment lui. Et que je les aime en retour de la même manière.

Mais c’est impossible.

Comment créer des liens avec des gens que de toute façon je ne verrai que si peu. Ou peut-être même plus jamais !

Sans parler d’un éventuel "feeling" qui serait essentiel pour devenir ami. Nous ne sommes pas obligés de nous apprécier, sous prétexte que nous avons mon homme en commun…

A leurs yeux je ne serai que "la copine de leur ami", juste "la copine" de mon mec. Ils ne me verrons que par ce statut, et non pas via ma véritable personne.

Aujourd’hui il a revu un ami d’enfance. Cette fois-ci je ne suis pas venue. J’ai préféré rester seule… c’est dire à quel point ce genre de situation m’angoisse.

Je veux rentrer chez nous. Mon corps entier est meurtri par les courbatures. Nous avons fait du jet ski vendredi. Je ne pensais pas que ça aurai été si physique.

Ça aussi, ça a été une drôle d’expérience… enfin… pas autant que la soirée libertine x)

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2016-08-08T00:49:00+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Libertinage Libertinage... Autant le dire tout de suite. J'ai un peu honte, là maintenant. Mais en même temps... C'était une telle expérience... Dans la semaine, sur notre lieu de vacances, nous avons croisé sur notre chemin un club privé... Oui, un club libertin. L'idée nous trotte dans la tête depuis un moment. On avait vu des émissions la dessus. On avait trouvé ça cool, on s'était dit "tien, un jour on tentera". Et hier soir. On a franchi le pas. Je n'étais pas trop sûre de le vouloir. J'angoissais un peu. Que va-t-il nous arriver? Rien de méchant? On est pas là pour se faire violer. Tout n'est Autant le dire tout de suite. J’ai un peu honte, là maintenant. Mais en même temps… C’était une telle expérience…

Dans la semaine, sur notre lieu de vacances, nous avons croisé sur notre chemin un club privé… Oui, un club libertin. L’idée nous trotte dans la tête depuis un moment. On avait vu des émissions la dessus. On avait trouvé ça cool, on s’était dit "tien, un jour on tentera".

Et hier soir. On a franchi le pas.

Je n’étais pas trop sûre de le vouloir. J’angoissais un peu. Que va-t-il nous arriver ? Rien de méchant ? On est pas là pour se faire violer. Tout n’est qu’entre adultes consentants.

Il fallait respecter un dress code pour rentrer. Ce que nous avons fait. Mais après avoir vu les autres, nous avons peut-être sorti le grand jeu pour rien.

Nous rentrons. Nous expliquons que c’est la première fois que l’on fréquente un telle établissement. Le patron, très aimable, nous explique tous les fonctionnements. Il nous montre le hammam, le sauna, le jacuzzi,...

Nous allons prendre un verre, gratuit, compris dans le prix de l’entrée. Du champagne pour moi, un cocktail à base de vodka pour lui. On se fait plaisir.

Et puis, me vient l’envie de me baigner, la chaleur aidant. Nous demandons des serviettes, puis nous allons au sauna, au hammam, et enfin… Dans l’eau. Nus.

Un couple y était déjà. Ils étaient en plein préliminaires. Pourtant, le club interdit les relations sexuelles dans le jacuzzi… Est-ce fait pour braver l’interdit ?

Nous avons envie de les regarder, mais l’on n’ose pas. Nous commençons notre affaire de notre coté. Timidement.

D’autres personnes arrivent très vite. Un autre couple, des russes, puis des hommes qui sont venu seuls. Nous étions les plus jeunes.

Et là, le jacuzzi c’est transformé en vrai baisodrome. La fille du couple qui était là avant nous… à pas mal tourné entre les hommes présent ici.

J’étais curieuse de regarder. Mon homme voulait continuer notre affaire. Mais c’était trop pour moi.

Non, pour ça j’ai quand-même besoin d’intimité.

Nous sortons de l’eau. Nous retournons au bar, en serviette. Et ici ce produit quelque chose de très étrange. Une situation qui peut sembler très cocasse. Et pourtant tout cela était comme parfaitement normal…

Nous étions une… quinzaine ? de personnes, là, assis sur des fauteuils plus que confortable, en serviette. Presque nus…

Nous visitons l’étage au dessus. Il s’y trouve des "chambres". Je suis tout de suite plus rassurée. Nous auront un peu d’intimité.

Nous redescendons, mon homme se prend une bière. Puis nous remontons. Nous sommes venu ici pour faire l’amour après tout.

Nous nous trouvons une chambre. Mais il y a un hic. C’est une grille, qui laisse la possibilité à qui le souhaite de nous regarder…

Je ne voyais pas leur visage. Mais eux pouvaient voir tout de moi. De nous.

Oui je l’ai fait. J’ai fait l’amour devant des hommes qui me regardaient. Des hommes qui se faisait plaisir en nous regardant.

2h arrive. Le patron nous annonce qu’il faut commencer à se préparer pour partir. Nous sortons de la chambre… Et un homme me dit que "c’était un beau spectacle".

J’ai souri timidement. Mais honnêtement je ne sait pas comment me sentir après cela. Je me suis sentie à la fois belle, belle aux yeux des hommes, mais aussi très honteuse.

Des hommes m’ont vu faire l’amour.

Nous nous rhabillons. Tous, homme comme femme, nus. Ils rigolent tous ensemble. Comme s’il se connaissaient depuis longtemps. Nous, nous restons timide.

Le même homme qui m’a complimenté nous à souhaité une bonne soirée, une bonne continuation. Et quelque chose m’a frappé. Cette simplicité. La simplicité de ce gars. Un air un peu simplet. un léger zozotement.

Ce ne sont pas les gros pervers sexuels qui fréquente ce genre d’établissement. Mais simplement des gens libérés, qui n’ont pas de tabou sur le sexe.

Je suis un peu comme ça. Pour moi le sexe n’est pas tabou. Mais j’ai découvert mes limites.

Tout le long (enfin dans le jacuzzi et le sauna), un homme semblait vouloir quelque chose de moi. Je semblais beaucoup lui plaire. Il m’a envoyé plusieurs signaux. Il m’a effleuré plusieurs fois, "par accident".

Je l’ai ignoré. N’osant le repousser, et n’osant le laisser faire.

Il n’a pas insisté.

Faisait-il parti des hommes qui m’ont regardé, là, dans cette chambre faussement intime ?

L’instant dans le jacuzzi était trop pesant pour moi. J’avais l’impression qu’on attendait quelque chose de moi. Cette femme qui passait d’homme en homme, et moi qui ne faisait que regarder… Devais-je "être à la hauteur" ? Je sais que non quelque part. Théoriquement on est là pour faire ce que l’on veut. Mais… Qu’ont penséces hommes ?

Bref. Il est temps de faire le point sur tout ça. J’ai aimé certaines choses. D’autres moins.

J’ai aimé cette ambiance "libertine". C’est le cas de le dire. Être nu avec des inconnus ne me gène pas. Je sais que mon corps est beau à regarder.
L’ambiance, "tous en serviette au bar" ne m’a pas déplus non plus. A bas les beaux vêtements qui nous rentrent dans des cases. Riches ? Pauvres ? Nus nous sommes tous pareil.

J’ai aussi beaucoup aimé la serveuse, qui nous à fait plusieurs démonstration de pole dance. C’était très beau, très sensuel. Elle a un très beau corps et sait le mettre en valeur. Sa danse n’était pas provocante. Elle laissait sa robe remonter, laissant apparaitre ses fesses. Mais ce n’était pas salace.

Elle m’a donné envie de me mettre à la pole dance…

J’ai aussi beaucoup aimé les patrons. Très simple également. Très discret. Ils savent ce que l’on fait là, bien sûr, mais ils n’en parlent pas. Tout est dans la discrétion. Nous suivons juste le mouvement.

En fait, la seule chose que je n’ai pas aimé est le passage dans le jacuzzi. C’était trop pour moi. Ma limite se pose là.

Quand au fait d’avoir été vue en train de faire l’amour…

Je suis partagée…

Quoi qu’il en soit je ne suis pas prête à recommencé l’expérience.

Pas maintenant.

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2016-08-06T14:39:20+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Les-vacances Les vacances J'y suis déjà depuis début juin, mais là c'est différent. On part quelque part. On part en vacances Cette simple phrase ne m'est déjà pas bien familière. J'ai très peu eu cette occasion. Mes grandes vacances ont plus ressemblé à deux mois de dépression, plutôt qu'à se dorer la pilule à la plage. De toute façon, je n'aime pas la plage.... Bref. C'est génial. Vraiment. On part en vacances. Et pourtant. Et pourtant. J'angoisse. C'est con, tellement con. Je pars en vacances. J'angoisse. Bon je n'angoisse pas pour rien : on va loger chez ma "belle-mère". Je n'aime

J’y suis déjà depuis début juin, mais là c’est différent. On part quelque part.

On part en vacances

Cette simple phrase ne m’est déjà pas bien familière. J’ai très peu eu cette occasion.

Mes grandes vacances ont plus ressemblé à deux mois de dépression, plutôt qu’à se dorer la pilule à la plage. De toute façon, je n’aime pas la plage....

Bref. C’est génial. Vraiment. On part en vacances.

Et pourtant. Et pourtant. J’angoisse.

C’est con, tellement con.

Je pars en vacances. J’angoisse.

Bon je n’angoisse pas pour rien : on va loger chez ma "belle-mère". Je n’aime pas ce mot.

On va loger chez sa mère. Et c’est un problème pour moi.

Elle est adorable, c’est pas le problème. Je crois même qu’elle m’aime bien. Une fois sur Facebook elle a commenté un de mes albums photos, et m’a dit que j’étais "splendide". Mais… Mais j’arrive pas à être à l’aise avec elle. J’ai toujours peur de gaffer, de dire ce qu’il ne faut pas.

Une fois j’ai cru gaffer. Je lui ai dit que je ne voulais pas me marier. J’ai de très bonnes raisons pour ça. Ce n’est pas parce que je trouve ça ringard. Ce n’est pas par immaturité… Car elle m’a répondu qu’elle aussi, à mon âge, ne voulait pas se marier, et pourtant elle l’a fait… (même si ça a fini par un divorce… BREF XD, blague à part...).

J’y ai réfléchi plus tard. Et je me suis dit : "merde… Si ça se trouve ça lui a jeter un froid. Elle rêve peut-être de marier son fils… Et moi, en "mauvaise belle-fille", je lui dis que je ne veut pas de ça"...

Et je me monte vite la tête. Sa réponse "moi aussi à ton âge je voulais pas, et pourtant je l’ai fait", cet inintérêt pour le pourquoi du comment du fait que le mariage ne m’intéresse pas… J’ai commencé à flipper.

Mon copain m’a rassurer. Elle s’en fou.

Mais… Je sais pas. Cette peur de décevoir, cette peur de ne pas être appréciée… rejetée… Pourquoi ?

Je sais que ça va être pesant d’être tous les trois, avec elle, au moment des repas. Je sais que je ne serais pas moi-même. Je ne peux pas être moi-même. Je n’y arrive pas. Je pourrais être détendue, blaguer, rigoler,... Comme d’habitude avec mes proches. Mais non. Je parle peu…

De plus, je crois qu’elle aussi n’est pas à l’aise avec moi. Ça se comprend. Elle ne sait peut-être pas comment il faut me parler. Alors ça reste courtois.

J’ai toujours vu ma mère et ma grand-mère paternelle se détester. D’après cette dernière, ma mère n’était pas assez bien pour mon père (et j’en passe...). J’ai peut-être peur de ne pas être assez bien pour mon homme, aux yeux de sa mère… Cette peur vient peut-être de là…

Ouais, ça se tient…

Serons-nous un jour plus proche ?

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2016-07-29T03:52:56+02:00
http://soporaeternus.journalintime.com/Rien-n-existe Rien n'existe C'était un sentiment que j'avais beaucoup étant ado. Plus qu'un sentiment, c'était même une conviction. Je n'y croyait pas. Et je me rend compte que cela ne m'a pas quitté. Je n'y pense plus, voilà tout... Ce sentiment. Cette conviction, que rien n'existe. Je suis moi. J'ai été mise dans ce corps par je ne sais quel... "miracle"? Malchance? Qu'importe... Je suis moi. Dans ce corps. Et je vois le monde, les gens à travers mes yeux. Mais, qui me dis que tout est bien réel ? Je me ressens. Moi. Mes peurs, mes angoisses, mes joies,... Mais je ne ressens pas la personne d'en face.

C’était un sentiment que j’avais beaucoup étant ado. Plus qu’un sentiment, c’était même une conviction. Je n’y croyait pas. Et je me rend compte que cela ne m’a pas quitté. Je n’y pense plus, voilà tout…

Ce sentiment. Cette conviction, que rien n’existe.

Je suis moi. J’ai été mise dans ce corps par je ne sais quel… "miracle" ? Malchance ? Qu’importe…

Je suis moi. Dans ce corps. Et je vois le monde, les gens à travers mes yeux.

Mais, qui me dis que tout est bien réel ? Je me ressens. Moi. Mes peurs, mes angoisses, mes joies,...

Mais je ne ressens pas la personne d’en face. Et aucune autre d’ailleurs.

Et si cela n’existait pas ?

J’ai beaucoup de mal à expliquer réellement ceci. Mais c’est lié à autre chose. Bien plus jeune…

Je demandais à ma mère qui j’étais. Elle ne comprenait pas. Elle me disait : "Et bien tu es ****** ********".

Oui, mais je sais maintenant que ma question était maladroite.

La vraie question est : pourquoi suis-je moi et pas quelqu’un d’autre ?

J’ai envie de rire. Qui à la réponse à ça? ! XD

Personne…

Je crois que la seule question qui pourrait avoir éventuellement une réponse est : pourquoi je me demande ça ? Depuis toute petite…

D’où vient ce sentiment. Cette incompréhension ?

J’ai déjà envisagé un psy. Bon… il y a évidemment plein d’autres choses qui ne vont pas chez moi et dont je lui parlerai. Mais ça… C’est un peu la "question originel de mon existence".

Mais.

Il y a un mais.

Je ne me vois pas chez un psy.

Raconter ma vie à un inconnu. Un inconnu qui écoute ce genre d’histoire tous les jours. Un inconnu qui t’étudie, plutôt qu’autre chose. Je ne sais pas. Et puis, je doute de l’efficacité d’une psychanalyse.

J’en ai déjà parlé avec une ancienne amie, qui elle en faisait une. Je crois que je vois ça trop comme la recette miracle à tous mes problèmes. Comme si ça aller tout arranger. Tout seul. Mais j’oublie qu’il y a un vrai travail personnel derrière.

En suis-je capable ?

Bref… Un jour peut-être.

J’ai des choses plus urgentes.

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2016-07-28T02:55:00+02:00